La géométrie corporelle

//La géométrie corporelle

Notre corps est organisé comme un volume sensible dans l’espace grâce à la combinaison des os, des articulations et des muscles entre eux. Cette géométrie corporelle constitue un instrument d’analyse des stimulations externes et internes. Les mesures sensorielles s’articulent avec le climat émotionnel pour permettre au sujet de s’approprier son corps.

1-Introduction

Pour appréhender et se représenter le monde extérieur et son monde interne, l’enfant ne peut se contenter des mots et des représentations proposés par son entourage. Il a besoin d’accéder à ses propres capacités d’organisation pour penser les choses et les personnes et leur donner un sens et il a besoin de s’appartenir quelques soient les expériences qu’il est amené à vivre. A la naissance, le psychisme de l‘enfant n’étant pas encore construit, ce besoin fondamental de s’ « originer » de soi-même et de commencer à créer le monde s’étaye sur des éléments de la mécanique corporelle et sur ses processus. C’est le corps et son organisation dans l’espace qui vont assurer les premiers rôles d’outils de la pensée.

Dès que l’oeuf est fécondé, tout le mécanisme de développement se met à fonctionner. Le corps se forme et passe par toutes les étapes prévues dans le programme inné de l’espèce humaine. Dans une croissance satisfaisante, le corps et la personnalité de l’individu se développent simultanément, d’un seul tenant et d’emblée d’une manière complexe. Une fois acquis les moyens de vie végétative, le corps se développe en fonction de son utilisation. Un footballeur aura un coeur, des poumons et des muscles d’une autre qualité qu’un employé de banque qui regarde le foot à la télé. Ce sont les activités proposées aux enfants qui permettront à leur corps de disposer de toutes ces qualités qu’il contient en puissance. Mais il ne pourra développer ce potentiel que si sa personnalité est elle-même évoluée et l’amène au désir de faire ces acquisitions. Le désir s’éveille dans une relation parentale suffisamment bonne et le plaisir d’expérimenter son corps s’éprouve dans la relation à la mère et à l’entourage. Le corps sans désir est un ensemble de rouages intelligents dont la mécanique est sophistiquée mais qui ne joue pas son rôle d’étai de la psyché.

2-Les instruments de base

Le corps n’est pas formé de pièces juxtaposées mais il est un tout complexe organisé de telle façon que chaque élément joue un rôle qui lui est propre, tout en conservant au tout son caractère d’unité. Cette complexité motrice propose à la psyché naissante, le modèle d’un volume dans l’espace, d’une triangulation des actions musculaires, d’une dynamique conflictuelle. Le corps moteur et sensoriel devient alors l’instrument indispensable et incontournable de l’organisation psychique et de la création du monde. Tous ces processus élémentaires se comprennent lorsqu’on analyse les éléments de la mécanique motrice et leurs fonctions.

Les os, les ligaments et tendons, les articulations et les muscles constituent les instruments de base. Les os ont des caractères communs, ce sont des sphères prolongées par des axes. Une sphère convexe va 2 s’emboîter dans une sphère concave permettant le mouvement qui sera transmis d’un point à l’autre du corps par les axes osseux. Pour assurer leur mouvement, les sphères ont besoin que les muscles soient orientés dans les trois plans de l’espace. De plus, la disposition de leurs insertions est telle que les muscles d’une sphère travaillent en sens inverse de la sphère suivante, créant ainsi un état de tension par des rotations opposées.

Certains muscles (1), appelés muscles conducteurs franchissent plusieurs articulations. Par une simple contraction, ils vont avoir une action opposée sur une articulation sphérique et la suivante : par exemple le long biceps va faire tourner l’humérus (épaule) en dedans et le radius (main) en dehors. Ces muscles conducteurs travaillent en chaîne, le travail du précèdent exécutant la première phase du travail du suivant. Les muscles créent ainsi des états de tension entre les différents niveaux du corps en opposant le sens des rotations et ils propagent le mouvement de la tête à la main de la tête au pied. C’est le même mécanisme qui crée la tension et qui conduit le mouvement. La tension des muscles conducteurs donne au corps sa forme dans l’espace. Cet ensemble musculo-articulaire constitue le “mouvement fondamental” mis en évidence par S.Piret et M.M.Béziers (1).

Il est spécifique de l’humain, il n’est ni pensé, ni adapté, ni personnel mais déterminé génétiquement. C’est une gestalt indépendante de l’expérience acquise, le paradigme du mouvement humain, la plus petite unité motrice et elle constitue la base de toutes les postures. Lorsque l’enfant bouge, il expérimente physiquement toutes ces données géométrique et dans un travail transmodal, en fait un modèle pour son espace psychique. L’inscription dans une organisation où se combinent les trois dimensions spatiales garantit un outil figuratif et représentatif interne qui permet à l’enfant de pressentir et de se figurer le monde extérieur. La topographie du corps propre s’inscrit dès les premiers mouvements du bébé dans une complexité d’espaces uni-, bi-, et tri- dimensionnels qui trouvent leurs correspondants au niveau psychique (2).

3- notre corps est un volume sensible

Cette organisation motrice a pour effet de créer un volume corporel mû par une continuité tonique qui assure la coordination motrice. Au niveau psychique, sur cette tension née des effets de torsion et basée sur le tonus physiologique, s’ancre le sentiment de continuité de vivre. Toute rupture tonique entraîne une brisure de ce sentiment, la tension musculaire étant au niveau psycho dynamique le support de l’énergie psychique. Dans l’architecture corporelle humaine, les os sont des structures de compression tandis que les muscles, les tendons et les articulations travaillent en traction. Notre système ostéo-musculaire est stabilisé selon le principe de tenségrité (3). La tenségrité caractérise la faculté d’un système à se stabiliser mécaniquement par le jeu des forces de tension et de compression qui s’y répartissent et s’y équilibrent. Selon ce principe, en fonction de la dureté ou de la souplesse du plan qui entrera en contact avec le corps, celui-ci s’aplatira ou prendra une forme sphérique en modifiant le plan de soutien. Si le corps est placé sur un soutien dur et non malléable, il aura tendance à s’aplatir. S’il est placé sur un plan souple, il s’arrondira en volume en modifiant la structure de soutien. Comme volume organisé dans l’espace, le corps répond à ce principe et s’offre au psychisme de l’enfant comme modèle, étai et métaphore de la construction du sujet. (2) Lorsque les bras de la mère sont durs et non réceptifs, le volume corporel et l’espace psychique du bébé s’aplatissent. Par contre si la mère est souple, accueillante et réceptrice, l’enfant agit sur elle en la modifiant et lui-même acquiert un espace interne. 3 En d’autres termes un parent défaillant dans ses réponses interactives induit un effondrement psycho corporel chez son bébé. Si l’incapacité relationnelle est ponctuelle, le bébé rebondira dès qu’il sera dans une bonne relation. Dans le cas d’une structure parentale inflexible, répétitive et non émotionnelle, l’enfant perdra peu à peu sa capacité de rebondissement et de récupération de ses volumes corporel et psychique. L’enfant se retrouvera alors “à plat”, dans une dépression fondamentale. La perte des volumes corporel et psychique aura des conséquences plus ou moins importantes sur les capacités de l’enfant à s’orienter dans l’espace, à trouver la bonne distance entre lui et autrui, à s’orienter dans son propre corps. (4) L’enfant à la naissance, est donc déjà en possession de l’équipement sensoriel et moteur nécessaire qui lui permet de répondre d’une manière appropriée aux objets réels dans un monde à trois dimensions. Dès la troisième semaine de vie (5) ,il peut effectuer davantage de mouvements de préhension face à un objet solide tridimensionnel que face à des images bidimensionnelles de cet objet.

4- la dimension symbolique

A coté de cette outil qu’est le volume corporel pour construire les volumes extérieurs et son propre espace psychique, notre corps est également un réservoir de symboles. Chacun possède des images internes de sa mécanique corporelle ; ce sont des objets utiles qui nourrissent l’imaginaire corporel et qui permettent à l’enfant de se percevoir comme un instrument face au monde externe. Grâce à cette géométrie interne, les représentations de l’objet s’établissent en même temps que les représentations du corps. L’imaginaire corporel est un ensemble de représentations qui structurent le monde interne du sujet et sa vision du monde externe. Le volume du corps, référent de base des volumes extérieurs, est issu d’une dynamique tonique. Le tonus musculaire étant inséparable du tonus végétatif, les instruments organiques seront eux aussi des outils propres à analyser le monde extérieur.

Ces éléments primaires ressentis proprioceptivement (au niveau des muscles et articulations) et intéroceptivement (au niveau des organes) possèdent des mesures physiques et émotionnelles précises. Ils constituent des analyseurs sensoriels pour toute forme externe. Ils permettront la compréhension du dehors et du dedans, du plein et du vide, du creux et du compact. Sans entrer plus avant dans l’étude des différents analyseurs sensoriels, retenons les deux gestalts de base qui orientent l’enfant vers le monde du symbolique. Chez l’enfant, les traits et les ronds semblent être les premières figurations du corps projeté sur le papier. Le processus de symbolisation s’accorde à la maturation neurologique et psychique. Vers 12 mois, l’enfant expérimente dans son corps le redressement de son axe vertébral et il trace d’abord des lignes verticales plus ou moins parallèles. Vers 18 mois-2 ans, il tracera des lignes horizontales.

C’est l’âge de la marche libérée et de l’intégration active du diaphragme dans sa dimension horizontale. Au niveau de la vision nous retrouvons la même orientation intégrative : un bébé à 4 mois est sensible aux traits verticaux puis à 6 mois il s’intéresse aux traits horizontaux. Il semble évident que l’enfant utilise, d’une manière progressive, son corps comme référent et outil pour s’orienter face aux objets et pour les appréhender. Penser le monde est un grand travail d’élaboration psycho corporelle pour l’être humain et il commence dès les premières minutes de la vie. A.Ciccone et M.Lhopital(7) soutiennent que la pensée primitive “se constitue à partir des liaisons entre les impressions sensorielles et la conscience d’autre part, c’est à dire à partir de la prise de conscience des informations sensorielles”. Muni de ses sphères articulaires, des ronds de sa bouche, de ses narines, de son anus, des sensations des organes, l’enfant a une 4 connaissance sensorielle et proprioceptive innée du cercle, de la poche, de l’enveloppe. A cette connaissance sensorielle s’articule un processus qui se met en place dans les relations précoces entre le bébé et son parent. C’est l’introjection du contenant originaire.

La mère en tenant son bébé dans les bras, en soutenant sa vie émotionnelle, en le berçant et le consolant, en lui parlant et en l’interprétant d’une manière respectueuse, en le protégeant des stimulations trop fortes, est un bon objet qui contient la vie psychique du petit. Celui-ci pourra alors s’approprier les bonnes choses de la relation. Il introjecte le bon parent comme un rond, comme un contenant qui l’enveloppe et forme la matrice externe nécessaire à l’organisation de son espace psychique (2). C’est la cohérence et la congruence entre ce que vit sensoriellement le bébé à l’intérieur de son corps et ce que lui propose sa mère comme enveloppement externe qui permet l’ancrage du symbole “ rond “ comme symbole de la relation unifiée et soutenante. Car dans toute production symbolique “Il y a toujours référence à une forme originaire interne, la forme primitive du rond donnée en référence au sein” écrit Chouvier(8), bonne mère nourricière et protectrice. Lorsque l’enfant peut éprouver régulièrement, dans la sécurité émotionnelle, l’articulation entre ronds proprioceptifs du dedans et rond affectif et émotionnel du dehors, la permanence de l’objet s’installe suffisamment et l’enfant s’engage vers l’autonomie psychique. Plus la cohérence entre le ressenti d’une forme interne et le ressenti d’un vécu procuré par autrui est fort et stable, plus l’enfant pourra symboliser et penser l’environnement. Ce ensemble est ce que Piera Aulagnier (9) nomme le pictogramme et Max Pagès, l’image concrète (10).

5- L’activité sensorielle perturbée

Le schème de base en s’intégrant donne au bébé des intuitions motrices proprioceptives de son futur univers psychique. La clinique nous montre chaque jour que ce projet psychomoteur subit des vicissitudes parfois très précoces. De nombreux individus sont sans cesse à la recherche de leur place et de leur identité, ils ne supportent pas les conflits et sont piégés dans des relations duelles ankylosantes. Car si le principe de base qui organise notre corps dans l’espace est un invariant structurel de l’humain, le processus d’intégration des stimulations internes et externes selon cette structure fondamentale est conditionné par des variants : l’hérédité, la maturation du système nerveux central et la qualité de l’environnement. L’activité sensorielle et motrice, à la base du travail d’appropriation de soi et de construction du monde répond à certains critères et à certains buts: elle est directement dépendante du climat émotionnel qui règne autour du bébé et elle vise l’équilibre sensori-moteur, la capture et l’assimilation des informations.

Les difficultés s’amorcent lorsque les informations spatiales des organes, des muscles, des os, des articulations se lient aux états affectifs perturbés et ne permettent plus à l’enfant leur utilisation comme instruments de compréhension des situations. Les traits, ronds, sphères de la géométrie corporelle restent des formes “banales” (6) tant qu’elles ne sont pas investies affectivement par l’enfant dans des relations émotionnelles suffisamment stables avec autrui. Tendu et angoissé dans sa relation avec son parent, l’enfant se trouve dans un travail d’analyse des stimulations très compliqué: il perçoit les ronds de ses articulations et orifices déformés par une tension corporelle excessive, et le rond externe maternel troué, insuffisant, dangereux, voire nocif. Le petit enfant a des données très précises de ses états internes de tension.

Il est dans un tumulte sensoriel et émotionnel et il aura à mettre en rapport les images linéaires et rondes ainsi que les ouvertures corporelles de l’appareil moteur avec les images de plein et de vide des organes internes, les images de pressions organiques et de tension musculaire avec l’éprouvé de déplaisir relationnel. Puisqu’il ne vit pas de 5 soulagement dans un rythme qui lui permettrait de passer dans une autre dimension sensorielle, tout le travail comparatif et analogique d’analyse sensorielle, prévalent au travail cognitif (11) ne peut se faire. Il est alors engagé malgré lui, dans une non intégration des données spatio-temporelles de son corps.

Comme il ne peut pas intégrer l’effervescence de ses organes et de sa musculature,l ’élaboration psychique de la situation est impossible ainsi que l’appropriation de son corps . Toute une partie de son corps reste dans une sorte d’amalgame de données sensorielles sans possibilités de catégorisations, de sériations et d’organisation. L’enfant est dans un inconnu sensoriel. C’est toute la figuration de la gestalt d’origine qui sera détournée de sa fonction d’étayage du monde externe et de la symbolisation des formes. La pensée du rond en tant que forme primaire pourra être intégrée mais les formes plus conceptuelles, plus élaborées, tels que la relation, l’entente, l’amour, l’unité,l’union seront déformées, perverties, mal intégrées, absentes. Le jeu des représentations, par déplacement, substitution, liaison, rebondissement, déplacement sera déficitaire. Au niveau relationnel, cette limitation d’échanges symboliques et réels entre l’enfant et son parent se jouera dans la difficulté à accepter un autre différent de soi, dans la peur de tout ce qui est nouveau et original. C‘est à partir du corps et des sensations existentielles que le conceptuel est possible. Les conséquences de ces analyses sensorielles altérées peuvent être multiples.

Lorsque l’enfant vit trop souvent des états d’hypertonicité, où se mêlent douleur corporelle et souffrance psychique, le corps perd de son volume ,les mains s’ aplatissent ainsi que les pieds, les genoux se tournent en dedans, le volume thoracique s’affaisse. L’enfant, égaré dans sa tempête émotionnelle peut avoir une appréhension délirante du monde externe en rapport avec ses analyses sensorielles non congruentes et sans possibilités de liaisons affectives. Dans une relation qui génère trop de moments de tensions extrêmes et peu de périodes de détente l’enfant désorienté émotionnellement, se crispe et passe la crise “sans avoir eu le temps” d’analyser et d’intégrer les organes et les fonctions mises en cause dans la relation (4) . La conséquence peut être l’oubli d’une ou de plusieurs parties du corps. L’organe n’existe pas pour la psyché. L’enfant n’en a aucune représentation et il stagne dans des sensations inélaborables. Une autre conséquence de la non intégration du corps comme outil de compréhension du monde est la somatisation.

Un organe inconnu est un organe en danger car il n’est pas représenté ; hors du sujet il n’est pas protégé. Les somatisations motrices dont les rachialgies ont été très bien analysées par Boris Dolto (12). Le muscle trop souvent tendu se tétanise, il perd de sa qualité élastique et de sa densité. Sa sensibilité s’appauvrit, un processus d’anesthésie se met en place et la tension s’installe dans un oubli psychique. Nombre de scolioses et de déviations corporelles ne sont plus douloureuses mais elles restent néanmoins le témoin d’une profonde souffrance psychique. Dans ce qu’on nomme les névroses de comportement, le préconscient est presque inopérationnel, les représentations sont dépourvues de charge affective. On retrouve à la base de ces pathologies, des carences ultra précoces de la fonction maternelle contenante.

6- Conclusion

L’enfant part de son corps héréditaire pour exprimer sa demande (besoins, douleurs, satisfactions, sens, désirs). La réponse de l’environnement peut être variée émotionnellement mais les outils de base sur lesquels l’enfant s’appuiera pour s’organiser dans l’espace appartiennent à un terreau commun qui est l’organisation motrice. D’autres niveaux d’organisation entrent sans doute en jeu dans cette analyse sensorielle comme les niveaux cellulaires, hormonaux, nerveux. Cependant la motricité 6 de base offre suffisamment d’items simples ou organisés pour qu’on la considère comme l’étai fondamental de la structuration de l’espace psychique. Le travail de thérapie psychomotrice et psychothérapeutique a sans cesse à faire avec des déficits du corps référent. La souffrance des sujets n’est pas seulement celle d’une déformation douloureuse, d’une désorientation handicapante, d’un désordre affectif et moteur.

Elle est aussi et surtout la souffrance de la dépossession de soi. C’est la privation d’un bien légitime qui est le corps comme référent du monde externe. Les images corporelles issues de la géométrie de nos os, articulations, muscles, organes sont des objets personnels qui sont de l’ordre de la possession et de la création. Ils alimentent nos fantasmes corporels et notre vision du monde externe, et sont à la fois singuliers et universels car ils nous donnent la possibilité d’entrer en relation avec les autres à partir d’un code commun sans pour autant perdre notre identité.

Le corps contient un réservoir illimité de sensations de vie et d’espace-temps qui constituent la demande de développement du sujet. Muni de son matériel corporel, riche en matière première et en formes de base pour analyser les données externes, l’enfant possède sa vérité sensori-motrice qui lui permet de vérifier si les représentations de l’entourage sont justes et cohérentes. A moins d’être abattu précocement dans sa dimension créatrice, l’enfant protège, grâce à son corps outil d’analyse sensorielle, sa liberté intérieure, garante de sa vie psychique.

 

Références:

(1)Piret,S. & Béziers,M.M. (1971). La coordination motrice. Paris. Masson (2)Robert-Ouvray,S.(1993). Intégration motrice et développement psychique.Paris.Desclée de Brouwer. (3)Ingber, D.(1998) L’architecture de la vie.Pour la science. n°245. (4)Robert-Ouvray.S.(1998). Enfant abusé, enfant médusé . Paris.Desclée de Brouwer. (5)J.Newson.(1979). ”Intentional Behaviour in the young Infant” in J.Dunn,D.Schaffer (eds), The first year of life.New York, Wiley. (6)Sami-Ali.(1970) .De la projection. Paris.Dunod. (7)A.Ciccone M.Lhopital .(1991).Naissance à la vie psychique.Paris. Dunod. (8)Chouvier,B.(1997).La capacité symbolique originaire. Projection et symbolisation chez l’enfant.Presses Universitaires de Lyon.coll.L’autre et la différence (9)Aulagnier, P. (1975) La violence de l’interprétation.Paris.PUF. (10) Pagès,M.(1986) Trace ou sens.Le système émotionnel. Paris. Hommes et groupes. (11)Robert-Ouvray,S.(1995).L’enfant tonique et sa mère.Paris.Hommes et Perspectives. (12) Dolto,B. (1976).Physiologie,psychisme et lombalgie. Le corps entre les mains.Paris.Hermann

Mots clés :

organisation motrice – géométrie corporelle- analyse sensorielle -schèmes de base – volume sensible- congruence- symbolisation. Key words: Motor organisation, corporal geometry, sensorial analysis, basic schema, sensitive volume, congruence, symbolisation.
Summary :

Our body is organized like a volume sensitive to the space around it thanks to the combination of the different elements of its structure: bones, joints, muscles. This corporal geometry can be used to analyse internal and external stimuli. These sensorial data when combined to an appropriate emotional analysis allow the subject to take over his own body.

By | 2017-04-21T11:46:58+00:00 juin 1st, 2015|Articles|Commentaires fermés sur La géométrie corporelle

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